Crossroads - France - Jan/Feb 2002

STATESIDE
TWICE AS GONE
Article, Crossroads Magazine, France

LES GROUPES A GUITARES sont légions outre ­Atlantique. Certains arrivent chez nous sans trop qu'on sache pourquoi, tant la pertinence de leur(s) disque(s) est discutable. D'autres, au contraire, enregistrent des albums magistraux sans même qu’un distributeur de troisième zone ne s'abaisse à y prêter la moindre attention. On n'y peut pas grand-chose, c’est la loi de la jungle euh... du business ; les dégoûts et les couleurs, ce genre de choses... Ainsi, peu de possibilités s'offrent ànous autres amateurs de bonnes giclées rock & roll. Essentiellement protiter de ceux qui arrivent jusqu'ici, comme Soul Asylum ou les Replacements en leur temps, pour ne citer que ces deux exemples, parce qu'ils figurent parmi mes favoris perso et que, merdalors, c'est mon article, si vous n'êtes pas content, allez voir ailleurs si j'y suis !  Les plus acharnés peuvent aussi passer des nuits blanches sur le net à traquer la perle rare, des jours gris à battre la bac des importateurs les plus avertis pour les mêmes raisons, et des week­ends forcément ensoleillés à promener leurs oreilles au milieu de ce jardin secret...

Tout ceci pour en arriver au premier album de Stateside, car celul-ci réunit tout les ingrédients pour que vous puissiez en protiter pleinement. Primo, le disque est bon (oui, ça compte encore, ce genre de choses), aussi rugueux que croustillant et, deuxio, il sort partout (entin, autant que taire se peut pour un album rock punchy, il ne faut pas confondre Crossroads et Carrefour !). Vous y retrouverez toutes ces piles de guitares qui nous font rugir de plaisir, quatre jeunes blanc becs qui aimeralent bien venir tâter du succès sur le toit du monde, avec belles tronches et l'attitude qu'il faut (garantie sans strokesitude !). Et puis il y a les petits plus, ceux qui affichent un beau crédit au compteur et font tilter le bumper puis la machine tout entière ici particulièrement la présence de leur copain Ryan Adams, sur un morceau (“Little Black Dress”), celle de Bucky Baxter (entendu avec Steve Earle et Ryan Adams — encore !) à la steel-guitar, et le tait que la section rythmique basse/batterie soit celle qui accompagne Ryan Adams (oui, toujours !) dans son projet rock parallèle intitulé The Pink Hearts (album à paraître avant l'été). Une belle découverte à découvrir sur le label Fargo ces jours-ci...

Christophe Goffette

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